Bien s’installer

Comment s’asseoir pour méditer, sans douleur ni effort

15 octobre 20268 min de lectureÉlodie
Femme assise en tailleur sur un coussin de méditation en laine, les mains posées sur les genoux, à côté d'une brique de yoga en liège
Assise sur le bord du rondo, les genoux plus bas que les hanches.

Vous fermez les yeux, vous vous concentrez sur votre respiration. Et au bout de quelques minutes, ce n’est plus votre souffle que vous écoutez, mais votre genou qui tire, ou votre dos qui s’affaisse.

C’est l’une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles on abandonne la méditation. Pas le manque de temps, ni l’esprit qui s’agite : simplement une assise qui fait mal.

La bonne nouvelle, c’est qu’il ne s’agit presque jamais de souplesse. Il s’agit surtout de hauteur, et de quelques réglages que l’on peut faire dès aujourd’hui.

La règle de base : les genoux plus bas que les hanches

Si vous ne deviez retenir qu’une chose, ce serait celle-ci.

Quand vos genoux sont plus hauts que vos hanches, le bassin bascule vers l’arrière, le bas du dos s’arrondit, et tout le haut du corps s’affaisse. Pour rester droit, vous devez alors forcer, et c’est là que les tensions s’installent.

À l’inverse, lorsque vos hanches sont légèrement plus hautes que vos genoux, le bassin bascule doucement vers l’avant. Le bas du dos retrouve sa courbe naturelle, et le dos se redresse presque tout seul.

C’est tout le rôle d’un coussin de méditation : vous surélever juste assez.

Trouver votre hauteur d’assise

Il n’existe pas de hauteur idéale pour tout le monde. Un repère : autour de 15 cm d’assise convient à beaucoup de personnes. Ensuite, c’est votre corps qui ajuste.

  • Vos genoux restent en l’air, plus haut que vos hanches ? Montez votre assise.
  • Vous avez l’impression de glisser vers l’avant ? Votre assise est trop haute, baissez-la un peu.
  • Votre dos se fatigue vite ? Asseyez-vous sur le bord avant du coussin, pas au centre : c’est souvent ce simple déplacement qui change tout.

Plus vos hanches sont raides, plus vous aurez besoin de hauteur. Plus vous êtes souple, plus vous pourrez descendre. Et cela peut évoluer avec le temps : un coussin réglable, dont on peut ajouter ou retirer le garnissage, vous suit au fil de votre pratique.

Femme tenant contre elle un coussin de méditation rond en laine mérinos
Le rondo Douceur Laine : une housse en laine mérinos, un garnissage de sarrasin réglable.
Rondo Douceur Laine, coussin de méditation en laine mérinos
Dans notre collection

Rondo Douceur Laine

Un coussin de méditation de 30 cm de diamètre, garni de cosses de sarrasin qui épousent le bassin tout en restant fermes. Sa housse zippée vous permet d’ajuster la hauteur à votre corps. Dessus en pure laine mérinos certifiée Woolmark et OEKO-TEX, issue d’élevages sans mulesing.

Les positions, de la plus accessible à la plus exigeante

Il n’y a pas de « vraie » posture de méditation. Il y a celle que vous pouvez tenir, détendu, le dos droit. Commencez par la plus simple, et allez plus loin seulement si votre corps vous y invite.

Sur une chaise

C’est la position la plus accessible, et elle n’a rien d’une tricherie. Asseyez-vous vers l’avant de l’assise, sans vous adosser, les pieds bien à plat au sol, les genoux à hauteur des hanches ou un peu plus bas. Si vos pieds ne touchent pas le sol, glissez un coussin ou un livre dessous.

À genoux

Assis sur les talons, les genoux au sol : c’est la position du diamant, vajrasana en sanskrit. Pour soulager les genoux et les chevilles, placez votre coussin entre vos pieds, debout ou à plat, et asseyez-vous dessus. Le dos se redresse naturellement.

En tailleur

Les jambes croisées devant vous, assis sur le bord du coussin : c’est la position « facile », sukhasana. Elle est confortable si vos genoux descendent sous vos hanches. S’ils restent en l’air, montez l’assise ou glissez un petit coussin sous chaque genou.

Femme qui médite en tailleur sur un coussin en laine, les yeux fermés, devant une cheminée
En tailleur sur le rondo : le dos se redresse sans effort.

En birmane

Les deux jambes repliées devant vous, l’une devant l’autre, sans se croiser, les deux pieds au sol. Les genoux reposent plus facilement au sol qu’en tailleur, ce qui la rend souvent plus stable.

Le demi-lotus et le lotus

Un pied posé sur la cuisse opposée (demi-lotus), ou les deux (lotus, padmasana). Ces positions demandent beaucoup d’ouverture des hanches. Ne forcez jamais : si la torsion se fait dans le genou plutôt que dans la hanche, revenez à une position plus simple. Le lotus n’est pas un objectif, seulement une possibilité.

Ce que votre corps vous dit

Une gêne n’est pas un échec. C’est une information, et elle indique souvent le réglage à faire.

Ce que vous ressentezCause fréquenteCe que vous pouvez essayer
Le genou tiregenoux plus hauts que les hanches, ou torsion forcéemonter l’assise, passer en birmane ou à genoux
Le bas du dos fatiguebassin basculé vers l’arrières’asseoir sur le bord avant du coussin
Les jambes s’endormentcompression prolongéechanger de jambe devant, essayer la position à genoux avec le coussin, se lever doucement
Les chevilles appuientsol durposer un tapis épais sous le coussin
La nuque se crispementon qui avancerentrer légèrement le menton, comme si un fil tirait le sommet du crâne
Vous avez froidsol froid, immobilitéun tapis isolant, une couverture sur les épaules

Si une douleur persiste d’une séance à l’autre malgré ces ajustements, n’insistez pas et demandez l’avis d’un professionnel de santé.

Le tapis sous le coussin

On l’oublie souvent, mais le coussin ne fait que la moitié du travail. Posé directement sur le parquet ou le carrelage, il laisse les chevilles, les genoux et les pieds appuyer sur une surface dure, et le froid remonter pendant l’immobilité.

Un tapis épais et doux sous le coussin change vraiment le confort d’une méditation de vingt minutes. Il délimite aussi votre espace : en vous y asseyant, vous savez que c’est le moment de pratiquer.

Femme debout tenant un coussin de méditation en laine par sa poignée, devant un espace de méditation avec tapis, bougie et brique
Un coin de méditation : le tapis au sol, le rondo qui se transporte par sa poignée.
Tapis de méditation Douceur Laine en laine mérinos
Dans notre collection

Tapis de méditation Douceur Laine

75 × 200 cm, dessus en pure laine mérinos certifiée Woolmark et OEKO-TEX, dessous en caoutchouc naturel. Assez grand pour le coussin, et pour s’y allonger en fin de pratique.

Les mains, le regard, la nuque

Une fois l’assise trouvée, le reste suit plus facilement.

  • Les mains se posent sur les cuisses ou les genoux, paumes vers le bas pour se sentir ancré, vers le haut pour plus d’ouverture. Ou l’une dans l’autre, au creux du ventre.
  • Les épaules descendent, loin des oreilles. Si elles s’enroulent vers l’avant, reculez un peu les mains vers les hanches.
  • Le regard peut être fermé, ou posé au sol devant vous, à un mètre environ, sans rien fixer.
  • La nuque reste longue, le menton légèrement rentré.

Combien de temps rester assis ?

Moins longtemps que vous ne le pensez, au début. Cinq à dix minutes dans une posture confortable valent mieux que trente minutes à serrer les dents.

Vous augmenterez naturellement la durée à mesure que votre corps s’habitue. Et rien ne vous empêche de bouger en cours de séance : changer de jambe ou se redresser fait partie de la pratique.

Pour une méditation allongée ou une relaxation, un coussin pour les yeux aide à relâcher le visage. Le son OM peut aussi être une belle porte d’entrée pour ouvrir ou clore la séance.

Erreurs fréquentes

  • S’asseoir au centre du coussin. Le bassin bascule vers l’arrière et le dos s’arrondit. Le bord avant fait toute la différence.
  • Forcer le lotus parce qu’on le voit partout. La meilleure posture est celle que vous tenez sans douleur.
  • Méditer à même le sol dur. Les chevilles et les genoux finissent par réclamer.
  • Rester droit « à tout prix ». Un dos tenu par la force se fatigue vite. Cherchez plutôt la hauteur qui le laisse se redresser seul.
  • S’interdire de bouger. Ajuster sa position n’est pas un échec, c’est écouter son corps.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure position pour méditer quand on débute ?

Celle que vous pouvez tenir dix minutes sans douleur, le dos droit. Pour beaucoup de débutants, c’est la chaise, la position à genoux avec un coussin, ou le tailleur avec une assise assez haute.

Quelle hauteur pour un coussin de méditation ?

Celle qui place vos genoux plus bas que vos hanches. Autour de 15 cm convient à beaucoup de personnes, moins si vous êtes souple, plus si vos hanches sont raides.

Peut-on méditer sur une chaise ?

Oui, tout à fait. Asseyez-vous vers l’avant, sans vous adosser, les pieds à plat. C’est une position pleinement valable, et souvent la plus confortable.

Peut-on méditer allongé ?

Oui, surtout pour une relaxation ou une méditation guidée. L’inconvénient est la tendance à s’endormir. Pour rester présent, gardez les genoux pliés ou les mains posées sur le ventre.

Quel coussin de méditation choisir ?

Un coussin ferme, qui ne s’affaisse pas sous le poids, et dont on peut régler la hauteur. Les cosses de sarrasin répondent bien à ces deux besoins. Découvrez nos accessoires de méditation.

Pourquoi mes jambes s’endorment-elles quand je médite ?

C’est souvent dû à une compression prolongée. Changez de jambe devant, essayez la position à genoux avec le coussin entre les pieds, et relevez-vous toujours lentement en fin de séance.

Pour conclure

Bien s’asseoir pour méditer ne demande ni souplesse particulière, ni posture parfaite. Seulement la bonne hauteur, un sol doux, et l’écoute de ce que votre corps vous dit.

Installez-vous, ajustez, recommencez. Le confort vient en pratiquant, et avec lui, l’envie de revenir.

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